Automobile

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« Élus communistes régionaux et représentants syndicaux ont partagé le constat de l’urgence face à la crise de l’automobile. »

Publié le 18 novembre 2008

À l’invitation des élus communistes de la Région, dont les députés Jean-Jacques CANDELIER et Alain BOCQUET, près d’une centaine de responsables syndicaux de toutes tendances de l’industrie automobile régionale ont fait le déplacement à Lewarde, vendredi 14 novembre 2008, pour une matinée d’échanges.

Jean-Jacques CANDELIER a posé d’amblée le cadre des débats à Lewarde, siège du musée de la mine : il s’agit d’empêcher que ne se crée un jour un « musée de l’automobile ». Le secteur de l’automobile traverse en effet une crise majeure, qui touche autant les constructeurs que les équipementiers. Au niveau régional, l’automobile représente la grande majorité des activités industrielles et 20 % de l’emploi régional, dispersé sur 150 établissements. Au total, dans le Nord-Pas-de-Calais, 23.000 salariés sont employés chez Renault, PSA et Toyota, et 32.000 chez les équipementiers.

Télécharger le discours introductif de JJ Candelier

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Au cours des débats, les représentants syndicaux ont fait part des difficultés qu’ils rencontrent (arrêt des intérimaires, chômage technique, congés forcés…), ainsi que de leur analyse de la situation. Les intervenants ont mis en avant les possibilités de préservation des activités ainsi que des dispositions de relance de la filière.

Jean-Jacques CANDELIER, avec les différents élus, a fait part de sa pleine et entière disponibilité pour soutenir les actions envisagées. Tous les intervenants se sont mis d’accord sur un diagnostic : la crise est générale, avec des situations difficiles et inacceptables d’arrêt de production et de mise en chômage technique, des plans de départs volontaires, voire des licenciements secs et des fermetures.

Cette urgence pousse à la mobilisation et à l’interpellation des autorités. Beaucoup ont jugé que l’action du Gouvernement n’était pas à la hauteur de la situation. Après avoir fait voter un plan de soutien aux banques de près de 400 milliards, les mesures annoncées ne sont pas à la hauteur du défi industriel. Le Gouvernement se contente de jouer le rôle de béni oui-oui des directions.

De même, de nombreux intervenants ont pointé du doigt la responsabilité des actionnaires. Quelles que soient les circonstances, ils empochent des millions. En pleine crise financière, les entreprises du CAC 40 vont empocher 99 milliards de bénéfices, un RECORD absolu ! C’est tout simplement indécent.

Cela pousse les élus communistes à considérer que l’argent existe pour empêcher les restructurations. Il s’agirait selon eux d’enrayer la mécanique infernale introduite par les pleins pouvoirs conférés aux actionnaires.

En particulier, Jean-Jacques CANDELIER a proposé de faire le bilan de plus de 20 années de politiques libérales, qui ont précarisé le monde du travail, ont massivement réduit la rémunération du travail, ont dégagé toujours plus d’argent pour les actionnaires et la spéculation mondiale, et ont démantelé progressivement la législation sociale. Ce sont les profits des capitalistes qui doivent être flexibles et non les revenus des salariés.

Selon lui, toutes les entraves au libéralisme le plus débridé ont été dynamitées, et il a estimé que nous en subissions désormais toutes les conséquences. Le système capitaliste est clairement en cause avec son cortège de fusions, de délocalisations, de fermetures d’usine et de suppressions de postes. Il entraîne une récession généralisée de l’économie et de l’emploi. Le chantage est permanent pour faire accepter les suppressions de postes, les fermetures de sites, de lignes de production ou de centres de recherche, le gel des salaires et la dégradation des conditions de travail.

Partant de ce constat assez partagé, les élus ont mis en avant des propositions, qu’ils ont versées au débat. Ils appellent les salariés à donner leur avis sur celles-ci afin de les enrichir.

Jacky HENIN a évoqué la nécessaire mise à jour de sa Charte Automobile et la possibilité de demander à l’Etat, comme à Sandouville, la garantie des salaires pendant 2 ans de toutes les activités liées à l’automobile dans la région Nord / Pas de Calais. Alain BOCQUET a estimé que la crise actuelle, sous-estimée, sera le début d’une crise sans nom. Il y a le feu à la planète.

Les élus, dans leurs territoires, leurs institutions et auprès des autorités, veulent mettre toute leur énergie pour contribuer à imposer un rapport de force face à la crise.

De nombreux représentants syndicaux se sont félicités de cette initiative et ont indiqué, dans le respect de leur indépendance, qu’ils allaient prendre des initiatives, même si la mobilisation est difficile ; une certaine résignation semble cohabiter chez beaucoup avec de la colère.

Bien entendu, personne ne sait comment la situation va évoluer, mais les participants se sont tous accordés sur la nécessité de faire face aux évolutions en cours.

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