Privatisation Gaz de France

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FLAGRANT DELIT DE MENSONGE !

Publié le 3 septembre 2007

Suez et GDF d’accord pour lancer leur fusion


Flagrant délit de mensonge
Vidéo envoyée par fprovost

Alain BOCQUET Porte-Parole des Député-e-s communistes et Républicains Paris le 3 septembre 2007

Le 15 juin 2004 à la tribune de l’Assemblée nationale, le ministre d’Etat, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie déclarait au nom du gouvernement : « (...) je l’affirme parce que c’est un engagement du Gouvernement : EDF et Gaz de France ne seront pas privatisées. »… Il s’appelait Nicolas SARKOZY !

Aujourd’hui la privatisation de Gaz de France fusionné avec Suez au seul bénéfice des actionnaires du groupe privé franco-belge signe un mensonge d’Etat.

Le hold-up exécuté au détriment des Français et du pays est d’autant plus scandaleux qu’il n’accompagne ainsi que le soulignent notamment les organisations syndicales, aucune perspective économique et industrielle, aucun projet social d’entreprise.

L’opération qui menace de se traduire par l’envol des prix et tarifs appliqués aux usagers, est dénoncée par les associations de consommateurs.

Beaucoup s’interrogent enfin sur les conséquences qui en résulteront sur le plan de la sécurité de fonctionnement des installations, sur le plan de l’indépendance énergétique de la France et sur le plan de l’environnement, dès lors que le critère de la rentabilité et du profit va s’imposer et constituer l’élément déterminant des choix de gestion.

Au-delà des fanfaronnades et des déclarations de Matamore, le Président de la République brade en fait l’intérêt et le patrimoine de la Nation en cédant servilement au diktat des dividendes. Mais il n’y a pas de fatalité à ce recul.

D’autres solutions sources de développement et d’efficacité industrielle et sociale existent, à l’exemple d’une fusion d’EDF et Gaz de France pour la création d’un vrai pôle public de l’énergie, cyniquement rejetée par le gouvernement et sa majorité.

Les personnels des entreprises concernées et nos concitoyens le savent. C’est pourquoi l’heure n’est pas à la résignation mais au rassemblement de tous ceux qui veulent réaffirmer dans la situation présente, le refus national de cette fuite en avant dans la privatisation, le bradage des atouts du pays, et l’exigence de décisions porteuses d’essor économique et de progrès social.

Les député-e-s communistes et républicains sont plus que jamais engagés dans ces mobilisations et au cœur de ce combat.


Six-mois après qu’un premier projet a été formulé en ce sens, la fusion de Suez et Gaz de France a été approuvée, dimanche soir 2 septembre, par les conseils d’administration des deux groupes français d’énergie. Le groupe ainsi constitué, baptisé GDF-Suez, sera détenu à plus de 35 % par l’Etat, qui souhaitait garder une telle minorité de blocage, précise un communiqué commun des deux groupes publié lundi matin.

La fusion se fera sur la base d’une parité de 0,9545 action Gaz de France pour 1 action Suez, soit 21 actions Gaz de France pour 22 actions Suez. 65 % du pôle environnement de Suez seront cédés aux actionnaires de Suez, ce qui se traduira par l’introduction en Bourse de ce pôle, ajoute le communiqué. Le nouveau groupe a confirmé que les synergies liées à la fusion, qui devrait intervenir courant 2008, seraient de l’ordre de 1 milliard d’euros par an en année pleine. Le PDG de Suez, Gérard Mestrallet, prendra la tête du nouvel ensemble, le PDG de GDF, Jean-François Cirelli, en sera vice-président et directeur général délégué.

Le conseil d’administration de Suez a été le premier à donner son aval. Les discussions ont duré plus longtemps chez GDF, dont plusieurs administrateurs, pas seulement salariés, se sont interrogés sur les modalités "financières" du nouvel ensemble, a indiqué à l’AFP un participant.

CAPITALISATIONS BOURSIÈRES EN FAVEUR DE SUEZ

Annoncé à la hâte en février 2006 par le premier ministre Dominique de Villepin afin de protéger Suez d’un éventuel achat par l’italien Enel, le projet de fusion GDF-Suez s’est heurté de longs mois à des considérations politiques puis financières, l’évolution des cours de Bourse empêchant de maintenir la parité d’une action GDF pour une action Suez (après versement préalable d’un dividende exceptionnel d’un euro par action Suez), prévue à l’origine.

Les capitalisations boursières actuelles sont largement en faveur de Suez – 54,1 milliards d’euros contre 36,2 milliards – mais la scission des activités environnement, valorisées entre 18 et 20 milliards d’euros, permettra d’équilibrer le schéma. Ce pôle environnement, qui attire déjà les convoitises d’autres groupes comme Veolia Environnement, serait contrôlé à 48 % par un pacte d’actionnaires, entre le nouvel ensemble (35 %) et des actionnaires publics (13 %), tels que la Caisse des dépôts ou le groupe nucléaire Areva. Le pacte d’actionnaires est "encore à négocier", selon le communiqué publié lundi matin. Une conférence de presse est prévue dans la journée de lundi pour de plus amples détails sur cette fusion.

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