Venue de Sarkozy dans le Douaisis

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Jean jacques Candelier communique :

Publié le 4 décembre 2008

Jean-Jacques Candelier, Député du Nord - jeudi 4 décembre 2008 « Au menu de Noël : les Sar-Cosettes »

Effets d’annonces, quand tu nous tiens ! Depuis son élection, Monsieur le Président n’a de cesse de nous épater par de fastes annonces au moindre soubresaut. De l’argent, il y en a donc en France. Le chef de l’État a annoncé un "plan de relance" conséquent, comprenant en fait des investissements déjà budgétisés.


Après les banques, tout pour les entreprises, rien pour le pouvoir d’achat.

Nous sommes dans le recyclage de crédits, chiffrés à 26 milliards d’euros pour les besoins de communication gouvernementale, mais le plan comprend en réalité beaucoup moins de crédits vraiment nouveaux et non programmés.

S’il avait daigné, lors de sa venue aujourd’hui à Douai, nous recevoir, nous aurions pu, nous aussi, lui proposer certaines mesures, comme pour le secteur automobile.

Pour l’automobile, "il s’agit d’abord d’écouler les stocks pour que la production reprenne", a expliqué Nicolas Sarkozy. Ainsi, une "prime à la casse" de 1.000 euros sera instaurée pour tout achat d’un véhicule utilitaire léger neuf émettant moins de 160 g de CO2.

Mais quand nous savons que Renault a versé 1,5 milliards d’euros à ses actionnaires, Peugeot 780 millions, Toyota 1 milliard uniquement pour le 1er semestre, il s’avère, par exemple, qu’un seul « petit » pourcent des bénéfices de Renault aurait permis de payer un mois de salaire à l’ensemble des salariés de Renault Douai.

En prélevant une partie de ces profits, la totalité des travailleurs de l’automobile, sous-traitants y compris aurait pu être payée intégralement de leur période de chômage partiel.

Dans quelles conditions, les salariés vont-ils passer les Fêtes, Monsieur le Président ?

Dans le même temps, vous profitez de la crise pour accélérer les profits. L’argent continue de couler à flots pour les nantis. En 2008, le CAC 40 annonce qu’il dégagera 99 milliards d’euros de bénéfice total.

Mais quelle crise mes aïeux, les profits ne sont qu’en progression de 12 % par rapport à l’année record de 2007 !

Le président français a assuré dans un discours à Douai, que pour les Français les plus démunis, "la logique économique ne doit pas conduire à oublier", une prime exceptionnelle de 200 euros sera versée à la fin du premier trimestre 2009 pour les futurs bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA), qui sera généralisé au 1er juillet.

C’est Noël avant l’heure pour les patrons ! Monsieur le Président a appelé petits et grands patrons à ne "pas perdre le fil du dialogue social".

L’ensemble des mesures dévoilées équivaut à 1,3 point du produit intérieur brut (PIB) de la France et creusera le déficit public de 0,8 point en 2009, à 3,9%, au-delà du plafond fixé par le Pacte de stabilité et de croissance européen. Le gouvernement français renvoie désormais à 2013-2014 le retour à l’équilibre budgétaire, objectif initialement fixé à 2012.

Tiens donc, les critères européens qui nous obligent à nous serrer la ceinture, depuis des années, sont donc corvéables à souhait. Est-ce l’avantage de la Présidence de l’Europe ?

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