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Orientations budgétaires 2013 - Nord Eclair du 13 novembre 2013

Publié le 13 novembre 2012

Orientations budgétaires : à la gauche du PS, on dit sa différence PUBLIÉ LE 13/11/2012 NORD ECLAIR - CHRISTELLE JEUDY

Les élus PCF-Front de gauche voteront-ils le budget 2013 en décembre au Département ? Rien n’est moins sûr après un débat où on a senti la majorité vaciller sur ses bases.


Pas de hausse de la fiscalité locale et maintien de l’investissement... Les deux piliers du futur budget 2013 exposés, le président PS du conseil général, Patrick Kanner, enchaîne sur les « contraintes » pesant sur l’exercice : une stabilité annoncée des dotations de l’État, la baisse annoncée des droits de mutation à titre onéreux (DMTO), perçus sur les transactions immobilières (230 millions d’euros contre les 242 espérés fin 2012), et la crise qui sévit toujours. De quoi inciter à « une maîtrise accrue des dépenses de fonctionnement face à des recettes peu évolutives », expose-t-il en rappelant que « les allocations sociales versées par les Départements augmentent de 4 % » .

Un effet de la crise, encore elle, sans compter les incertitudes liées à la reprise, ou pas, de la croissance. Tout ça pour dire que le Département a bâti le futur budget sur trois scénarios (lire Né d’hier) ancrés dans une « situation financière actuelle saine » (encours de dette stable à hauteur de 1,2 milliard, sans emprunt toxique). Le président socialiste et son vice-président aux finances redisent leurs espoirs de voir le gouvernement mieux financer l’allocation personnalisée d’autonomie comme les autres allocations de solidarité (RSA, etc.)

Ce dernier scénario permettrait « un investissement soutenu à compter de 2015 ». À défaut, le scénario dit « de base » prévoit de baisser l’investissement (350 millions d’euros en 2013, 300 millions en 2014 et 2015) en espérant mieux en 2016 avec la « remontée de la croissance ».

Le président du groupe PS, Frédéric Marchand, salue « la relation de stabilité et de confiance » retrouvée avec l’État. De quoi mieux accepter « les orientations budgétaires contraintes » sans renier les « engagements » pris envers les Nordistes. Notamment le « zéro fiscalité ».

La plaidoirie ne touche pas les élus PCF-Front de gauche. « Assez des incantations, il faut agir ! », s’exclame leur chef de file, Charles Beauchamp, en estimant que la réponse de l’État aux problèmes de financement des collectivités « n’est pas à la hauteur » de ce que devrait être son engagement. Notamment sur le « remboursement de la dette de l’État envers les Nordistes, 2,4 milliards d’euros ».

« Dans ce pays, l’argent existe chez les plus riches », assure l’élu en réclamant « le rétablissement d’un impôt territorial sur les entreprises » , le financement « national » du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) et la création d’un « pôle financier public pour des prêts à taux zéro ».

Bref, comme un air d’impatience qui souffle dans des rangs communistes refusant toute baisse de l’investissement. « À quand une politique de gauche de la majorité socialiste-Verts ? », s’interroge même Charles Beauchamp pour qui « le changement, c’est maintenant. Mais maintenant, c’est quand ? ».

Bilan « catastrophique »

Le chef de file UMP, Jean-René Lecerf, compte les points, « l’union de la majorité départementale est un combat » et relève les contraintes exposées par l’exécutif. « Tout cela serait la faute de la crise, nous qui croyions, à l’UPN, que c’était la faute de Nicolas Sarkozy ! », ironise-t-il en ajoutant, « Nicolas Sarkozy parti, rien n’a changé ».

Quant au climat de confiance soi-disant retrouvé entre l’État et les collectivités, « j’ai peur que ma vision soit plus proche de celle de Charles Beauchamp », poursuit Jean-René Lecerf, d’accord aussi avec le PCF-Front de gauche pour réclamer « un maintien de l’investissement ».

« Oui, nous nous sommes trompés sur la gravité de la situation et des comptes que vous avez laissés, peut-être avons-nous sous-estimé la situation » , admet in fine le président Patrick Kanner. Mais c’est pour mieux rappeler la droite à son « bilan catastrophique » et au PCF-Front de gauche que « le changement est en cours depuis le 6 mai ». Ce qui a dû leur échapper...

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