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Charles Beauchamps : Contre la privatisation de la Poste

Publié le 23 octobre 2008

QUESTION D’ACTUALITE SEANCE PLENIERE- 20 OCTOBRE 2008

Monsieur le Président, Chers Collègues,

La crise des marchés financiers qui secoue la planète nous est présentée comme un dérapage technique monétaire. Se contenter de mettre en cause le libéralisme, le défaut de régulation constitue une erreur fondamentale, ou plutôt un subterfuge pour maintenir le système et ses maux. La crise n’est pas le résultat d’une dérive d’un système qui a trahi l’esprit du capitalisme, comme le prétend l’homme du MEDEF et de la finance qu’est Nicolas SARKOZY.


La crise du capitalisme a en effet sa propre logique : celle de la rentabilité poussée à son paroxysme, et ce au travers d’une spéculation financière qui s’est construite jour après jour avec la mise en concurrence des salariés et de leur exploitation à l’échelle mondiale. Tout était écrit car tout a été mis au service du capitalisme mondialisé, des marchés financiers et de la spéculation, et ce que ce soit au travers de l’OMC mais aussi de l’Europe avec ses différents traités.

NON le capitalisme ne s’assainit pas, le capitalisme ne se dépasse pas, le capitalisme ne se régule pas car le capitalisme est la cause de tous les maux de l’Humanité, la seule solution est donc de le combattre, de l’éradiquer ! La gravité de la situation d’aujourd’hui et les remèdes apportés par les gouvernants français et mondiaux ne font que conforter les thèses de Marx plus actuelles que jamais.

La solution proposée par Nicolas SARKOZY et l’UMP est d’offrir aux prédateurs financiers l’argent des contribuables, des salariés et des petits épargnants afin de redresser les banques en difficulté. Voilà une bien belle illustration du vieil adage libéral : « socialiser les pertes, privatiser les profits ».

Les caisses ne sont donc pas vides pour tout le monde, pour réinjecter des milliards d’euros dans la banque DEXIA, nos gouvernants trouvent l’argent nécessaire. C’est le monde du travail qui paiera durement cette facture. Déjà en son temps, Lénine disait que les capitalistes pourront se sortir de la crise s’ils arrivent à la faire payer aux travailleurs ! Il faut s’attendre en effet à de nouvelles suppressions massives d’emplois afin de relancer la sphère financière.

Cette crise du capitalisme met en évidence l’urgence de créer un véritable pôle public financier destiné à réorienter l’argent pour satisfaire les besoins humains et non plus la spéculation. Un pôle public qui servira bien évidemment à renforcer le rôle des Services Publics. La réponse aux droits fondamentaux des peuples ne pouvant se réaliser qu’au travers d’une gestion sous maîtrise publique citoyenne. C’est pourquoi, les élus communistes refusent la privatisation de La Poste et vous proposent, Chers Collègues, de nous rassembler autour de la motion déposée sur table.

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