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Politique familiale

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Fabien Thièmè communique

Publié le 4 juin 2013

COMMUNIQUÉ deFabien THIÉMÉ - Maire de Marly - Vice-Président du Conseil Général du Nord

« La politique familiale ne doit pas être une variable d’ajustement »

Le Premier ministre a dévoilé ce lundi les pistes que le gouvernement privilégie pour renflouer les comptes de la branche famille de la Sécurité Sociale. Ces mesures devraient permettre d’économiser 1,7 milliard d’euros en 2016.

Ces pistes portent tout d’abord sur la diminution du plafond du quotient familial. Le quotient familial consiste à diviser le revenu des ménages imposables en un certain nombre de parts, qui correspondent au nombre de personnes dans le foyer.

Le gouvernement va abaisser le plafond de cette réduction de 2000 euros pour une demi-part, à 1 500 euros dès 2014. La réforme concernerait environ 10% des ménages avec au moins un enfant, soit un peu plus d’un million de foyers. Cette mesure s’apparente clairement à une augmentation d’impôts.

D’autres allocations seraient également diminuées ou modulées. La prime de naissance serait ainsi divisée par deux à partir du deuxième enfant et la Prestation d’accueil du jeune enfant de base, pourtant déjà attribuée sous condition de ressources, pourrait encore être réduite.

Plus positif, le Premier Ministre a annoncé que le gouvernement allait créer d’ici la fin du quinquennat 275 000 "solutions d’accueil", soit 100 000 places en crèches, 100 000 nouveaux postes d’assistant maternel et 75 000 places en maternelle pour les 2-3 ans. Notons toutefois que ces objectifs restent encore éloignés des besoins puisqu’il manque 400 000 places à ce jour, situation qui aurait dû conduire à la création d’un pôle public de la petite enfance.

Si je salue l’inversion de la politique qui a consisté à supprimer 55 000 places en école maternelle entre 2007 et 2012 et me réjouis du maintien du principe d’universalité, j’estime cependant que le Gouvernement aurait dû refuser d’alourdir la fiscalité des foyers via la politique familiale. Ceci en allant jusqu’au bout d’une justice sociale via une véritable réforme de la fiscalité englobant notamment la taxation des revenus financiers.

Notre politique familiale, rendue universelle à la Libération, bénéficie aujourd’hui à 4,7 millions de ménages. Elle a démontré toute son efficacité et contribué à ce que notre pays ait un taux de natalité très dynamique, l’un des meilleurs en Europe. Elle ne peut, à ce titre, être considérée comme une simple variable d’ajustement.

Lille, le 3 juin 2013


COMMUNIQUÉ deFabien THIÉMÉ - Maire de Marly - Vice-Président du Conseil Général du Nord

« La politique familiale ne doit pas être une variable d’ajustement »

Le Premier ministre a dévoilé ce lundi les pistes que le gouvernement privilégie pour renflouer les comptes de la branche famille de la Sécurité Sociale. Ces mesures devraient permettre d’économiser 1,7 milliard d’euros en 2016.

Ces pistes portent tout d’abord sur la diminution du plafond du quotient familial. Le quotient familial consiste à diviser le revenu des ménages imposables en un certain nombre de parts, qui correspondent au nombre de personnes dans le foyer.

Le gouvernement va abaisser le plafond de cette réduction de 2000 euros pour une demi-part, à 1 500 euros dès 2014. La réforme concernerait environ 10% des ménages avec au moins un enfant, soit un peu plus d’un million de foyers. Cette mesure s’apparente clairement à une augmentation d’impôts.

D’autres allocations seraient également diminuées ou modulées. La prime de naissance serait ainsi divisée par deux à partir du deuxième enfant et la Prestation d’accueil du jeune enfant de base, pourtant déjà attribuée sous condition de ressources, pourrait encore être réduite.

Plus positif, le Premier Ministre a annoncé que le gouvernement allait créer d’ici la fin du quinquennat 275 000 "solutions d’accueil", soit 100 000 places en crèches, 100 000 nouveaux postes d’assistant maternel et 75 000 places en maternelle pour les 2-3 ans. Notons toutefois que ces objectifs restent encore éloignés des besoins puisqu’il manque 400 000 places à ce jour, situation qui aurait dû conduire à la création d’un pôle public de la petite enfance.

Si je salue l’inversion de la politique qui a consisté à supprimer 55 000 places en école maternelle entre 2007 et 2012 et me réjouis du maintien du principe d’universalité, j’estime cependant que le Gouvernement aurait dû refuser d’alourdir la fiscalité des foyers via la politique familiale. Ceci en allant jusqu’au bout d’une justice sociale via une véritable réforme de la fiscalité englobant notamment la taxation des revenus financiers.

Notre politique familiale, rendue universelle à la Libération, bénéficie aujourd’hui à 4,7 millions de ménages. Elle a démontré toute son efficacité et contribué à ce que notre pays ait un taux de natalité très dynamique, l’un des meilleurs en Europe. Elle ne peut, à ce titre, être considérée comme une simple variable d’ajustement.

Lille, le 3 juin 2013

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