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ABOUBACAR DRAME expulsable !

Publié le 25 novembre 2011

Publié le vendredi 25 novembre 2011 Nord Eclair

Aboubacar Dramé, leur camarade expulsable

Pendant que leur camarade était en audience au tribunal, les manifestants ont scandé dehors « Libérez Aboubacar ! ». En vain.

Une cinquantaine de manifestants du PCF, de la CGT et du collectif sans-papiers se sont réunis hier devant le tribunal administratif. Ils soutiennent Aboubacar, militant guinéen sans papiers arrêté alors qu’il allait au marché de Wazemmes.

Il en a, des soutiens, Aboubacar Dramé. Quand ce n’est pas la sénatrice PCF Michelle Demessine qui écrit au préfet, ce sont les militants communistes, le collectif sans-papiers et les cégétistes qui débarquent au tribunal administratif pour scander son nom. Ils étaient une cinquantaine, hier à Lille, à espérer une issue favorable pour leur camarade. Mais le juge en a décidé autrement : le Guinéen sans papiers est ressorti de la rue Jacquemars-Giélée pour rejoindre directement le centre de rétention (CRT) de Lesquin.

"Beaucoup de sans-papiers ont la trouille au ventre "

Il a été arrêté dimanche dernier alors qu’il sortait de chez lui, dans le quartier lillois de Moulins, pour se rendre au marché de Wazemmes.

« Beaucoup de sans-papiers ont la trouille au ventre et restent cloîtrés chez eux. Mais Aboubacar a ce courage de sortir pour militer. Ce jour-là, on faisait une distribution de tracts pour annoncer la manifestation contre l’austérité de samedi, se souvient Joseph Demeulemeester, secrétaire de section au PCF Lille. Il a été appréhendé rue Delespaul par des policiers en civil qui l’ont entouré avant même de lui demander ses papiers. » Placé au CRT en attendant son expulsion, Aboubacar a saisi le tribunal administratif d’un recours en annulation de son OQTF (obligation de quitter le territoire français).

Pour ses défenseurs, il a « toute sa place » en France : il est intégré socialement, il a un logement et dispose d’une promesse d’embauche dans le bâtiment. La préfecture n’a pas le même regard : Aboubacar s’est déjà vu refuser deux fois, depuis son arrivée en France en 2008, sa demande d’asile, et il n’est pas dépourvu d’attaches familiales en Guinée puisque sa femme y réside. À l’audience hier, il a pris la parole, juste le temps d’expliquer qu’il s’était « éloigné de (son) pays pour sauver (sa) vie » (il militait dans un parti politique d’opposition, ndlr). Il passera aujourd’hui ou demain devant le juge des libertés et de la détention. Un dernier espoir ? M.GO.

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