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Arcelor Dunkerque : Communiqué des Fédérations 59/62

Publié le 7 décembre 2012

Avenir de la sidérurgie et d’Arcelor DUNKERQUE

Encore une fois, le gouvernement capitule devant MITTAL et laisse planer de lourdes menaces sur la sidérurgie française. Après avoir abandonné l’idée d’une nationalisation, même temporaire, du site de Florange, c’est maintenant le projet ULCOS de production d’acier vert à Florange qui est remis en cause par Mittal. Le Gouvernement rassure en garantissant la sécurité des emplois mais comment préserver les emplois si les sites eux même restent menacés ?

Pourtant la lutte des salariés du groupe MITTAL et les débats sur l’avenir des hauts fourneaux du site de Florange ont montré que la sidérurgie est une filière indispensable à notre pays et à son industrie.

Au-delà du site de Florange et de ses emplois, notre pays a besoin de produire un acier de qualité pour répondre aux besoins dans de nombreux domaines d’activités (automobile, ferroviaire, agroalimentaire…). C’est un enjeu stratégique. C’est aussi une question d’indépendance nationale.

A tel point qu’une centaine de parlementaires de sensibilités différentes ont proposé, avec le Gouvernement la nationalisation temporaire du site, proposé par le rapport Faure dès cet été.

A ce jour, l’avenir de la sidérurgie française, comme celui du site de Florange ou demain de Dunkerque, reste entre les mains d’un seul actionnaire, tout puissant, M. Mittal. Ce dernier, après avoir posé un ultimatum au gouvernement, menacé les 20 000 salariés du groupe, renié toutes ses promesses, va même pouvoir bénéficier du cadeau fiscal prévu par le gouvernement dans le cadre du Pacte de Compétitivité : un crédit d’impôt de 50 millions d’euros sur 5 ans ! C’est notre argent, l’argent des contribuables que va recevoir le milliardaire MITTAL !

En pleine période de crise, pour tous les salariés, comme pour de nombreux entrepreneurs à la tête de PME et de TPE en difficultés, ce nouveau cadeau offert à une entreprise sans contrepartie est un véritable scandale qui montre bien l’urgence de conditionner toute aide publique à l’engagement de développer les emplois correctement rémunérés et les investissements dans l’outil de production français.

Les fédérations du PCF du Nord et du Pas de Calais, très concernées par l’avenir de la sidérurgie et du devenir des 4000 salariés d’Arcelor en région, soutiennent les salariés qui s’engagent maintenant dans un nouveau bras de fer avec MITTAL. Avec leurs parlementaires à l’Assemblée Nationale et au Sénat, ils demandent au Premier Ministre de rouvrir le dossier de l’avenir industriel des sites d’Arcelor-Mittal en France, y compris en examinant la voie de la nationalisation.

Fabien Roussel et Hervé Poly Secrétaires des fédérations du Nord et du Pas de Calais du PCF

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