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Emmanuel Macron, allégeance au MEDEF ou amateurisme.

Publié le 15 avril 2020

Après des semaines d’attente, l’annonce d’un déconfinement progressif est faite.

Loin de son intervention, le Président des riches ne change pas, il choisit une fois de plus de satisfaire les demandes du MEDEF. Mais devrons-nous désormais travailler jusqu’à 60 heures par semaine ? Aurons-nous le droit à des congés estivaux ? Les mesures dérogatoires au droit du travail vont-elles être maintenues ?

C’est au mépris de la santé des français que le Président veut nous emmener sur le chemin du travail. Ceci dans la continuité des entreprises non essentielles qui ont maintenu et repris leur production le plus tôt possible en dépit des droits des salariés et de la sécurité sanitaire de rigueur en période de pandémie.

Ces droits et cette sécurité déjà mis à mal dans les secteurs qui ont continué leur productivité malgré le confinement, comme l’industrie automobile dans le sud de notre département, où plusieurs milliers de salariés se croisent chaque jour. Ces salariés doivent pouvoir faire valoir leurs propositions dans la reprise de l’activité économique.

Il y a "produire", en mobilisant notre force de travail que nous vendons chaque jour, et il y a "se produire", réalisable en se cultivant, en fréquentant musées et festivals ce qui semble impossible après les annonces du Président de la République, ce qui pose de grandes questions sur notre capacité à trouver des perspectives durant ce déconfinement.

Les écoles et les crèches vont, quant à elles, accueillir nos enfants mais quelles mesures vont être mise en place pour les protéger, alors que les classes contiennent entre 25 et 30 élèves. Quelle différence y a-t-il entre un restaurant (qui n’aura pas la possibilité d’ouvrir) et un restaurant scolaire ?

Plutôt que d’annoncer cette date du 11 mai, la priorité aurait dû porter sur la production et la mise à disposition de matériels de protection et de tests en grand nombre, permettant ainsi d’engager un processus de déconfinement maîtrisé ainsi qu’une grande politique de prévention, car les risques de contagion courent toujours. Il faut pouvoir sortir du confinement mais avec des garanties sanitaires et sans prendre des risques inconsidérés face à l’épidémie.

En donnant aux Préfets la responsabilité de la gestion de cette crise dans les départements, en demandant aux Maires d’assurer la fabrication et la distribution des masques aux habitants, le président semble redécouvrir le maillage territorial et se défausser sur les élus locaux.

Quant aux aides financières annoncées pour les entreprises, pour les familles les plus fragiles ou encore les étudiants en situation de précarité, aucun montant précis n’est avancé alors même que les difficultés financières de nos concitoyens s’aggravent chaque jour.

L’incapacité du gouvernement à répondre de manière satisfaisante à cette crise sanitaire est le résultat d’une politique de casse des services publics de la santé ainsi que de la désindustrialisation de notre pays, nous empêchant de produire tests et équipements de protection en quantité suffisante et dans un délai raisonnable.

Invoquer "les jours heureux" de programme du Conseil de la Résistance de 1944 est une insulte faite à celles et ceux qui ont conquis le Sécurité Sociale que les politiques libérales veulent détruire.

Karine Trottein, secrétaire départementale PCF Nord.

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