85 centimes...

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...Ou le licenciement de la honte

Publié le 4 août 2016

Auchan City Tourcoing 85 centimes d’euros, le licenciement de la honte !

D’un côté, Stéphanie, mère de 3 enfants, caissière à temps partiel depuis 2011 dans la même enseigne, pour moins de 1 000 € par mois.

De l’autre l’empire Mulliez, dont dépend Auchan City, au patrimoine estimé à 38 milliards d’euros, gorgé de profits, et qui émarge très largement aux fonds publics et autres générosités financières distribuées sans contrepartie par l’Etat providence (pour le grand patronat).

Le décor est planté, le pot de terre contre le pot de fer !

Pour une erreur de caisse de 85 centimes d’euros, le prix d’un pot de sauce tomate !, la caissière est licenciée, accusée de malversation par la direction qui n’en fait pas tant une question d’argent que de confiance : « à partir du moment où cette confiance est bannie, le contrat est rompu : c’est un principe intangible. »

La belle affaire. Exactement le même argument que celui employé par le patron de Sevelnord pour justifier, l’an passé, le licenciement d’un ouvrier qui avait osé récupérer un joint usagé pour réparer son propre véhicule dont il avait besoin pour aller travailler.

Punir, faire payer pour l’exemple,de façon totalement injuste et disproportionnée.

Combien d’autres encore ? Car ces faits ne sont pas isolés bien au contraire. Ils témoignent d’un état d’esprit, d’une volonté de contraindre les salariés « à filer droit »sous peine de sanctions et de chômage. La loi de la peur pour imposer la loi du profit, de l’exploitation, pour faire accepter, sous la contrainte des conditions de travail dégradées, des salaires au rabais, les humiliations souvent.

Quand il ne s’agit pas tout simplement de tenter de briser toute velléité de révolte comme chez le constructeur ferroviaire Bombardier à Crespin, avec le licenciement pour fait de grève, de José Desailly, cadre de l’entreprise.

Encouragé par la complicité et la duplicité du gouvernement, ce patronat « de droit divin » comme on parlait hier de « monarchie de droit divin » se croit aujourd’hui tout permis et se prend à rêver de salariés dociles et serviles. De la loi « El Khomri » avant l’heure en quelque sorte.

Qu’il ne pense pas avoir partie gagnée !

La citoyenneté, la République et ses valeurs, dont on parle beaucoup en ce moment, ne peuvent plus, ne doivent plus s’arrêter aux portes des entreprises ou des magasins. C’est ce que disent les collègues de Stéphanie, les clients, nombreux, qui font savoir leur désaccord avec ce licenciement abusif, et affichent leur solidarité.

C’est ce que disent les centaines de milliers de français qui a travers le pays se mobilisent contre la répression syndicale, les licenciements abusifs, les discriminations de toute sorte.

C’est ce que crient les millions de français qui ont agi,signé,manifesté contre la loi El Khomri et qui se donnent rendez-vous à la rentrée dès le 15 septembre pour une nouvelle journée d’action.

Nous y serons.

Signez la pétition pour exiger la réintégration de la caissière licenciée !

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