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Austérité

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Publié le 13 mai 2010

Dans la presse :

ÉCONOMIE - Prestations sociales : l’État réduit la voilure

Après celles de fonctionnement, l’État veut réduire de 10 % sur trois ans ses dépenses d’intervention, qui regroupent notamment des aides comme le RSA ou l’APL. C’est du moins ce que prévoit François Fillon dans la lettre de cadrage budgétaire pour 2011-2013 envoyée aux membres du gouvernement.

On ne parle toujours pas de rigueur, même si cela y ressemble de plus en plus... Dans la lettre de cadrage budgétaire envoyée mardi aux membres du gouvernement et transmise hier à l’AFP, François Filllon indique que « pour l’ensemble des dispositifs d’intervention, notre objectif doit être de réaliser le même effort que sur les dépenses de fonctionnement, soit une baisse en valeur de 10 % » sur trois ans (2001-2013).


« L’ampleur du redressement budgétaire (exige) que les dépenses d’intervention de l’État soit systématiquement réexaminées, justifie le Premier ministre. Les dispositifs qui relèvent de règles d’indexation automatique ou de droits acquis devront voir leurs dépenses contenues par des réformes spécifiques. » Des « réformes spécifiques » qu’il ne détaille pas.

- 2,5 % pour le PIB en 2009

Les dépenses d’intervention désignent notamment certaines aides publiques au développement, à l’agriculture et à l’emploi (contrats aidés), mais aussi des prestations sociales comme l’Aide pour le logement (APL), le Revenu de solidarité active (RSA) ou encore l’Allocation pour adulte handicapé (AAH). Dans le budget 2010, elles s’élèvent à 67,6 milliards d’euros.

Cette décision fait partie du train de mesures gouvernementales pour tenter d’enrayer l’aggravation du déficit public et de le ramener sous les 3 % du PIB en 2013, comme le prévoit le Pacte de stabilité européen.

Outre le gel des dépenses publiques, François Fillon souhaite poursuivre « la politique de diminution des effectifs de l’État consistant à ne remplacer qu’un agent public sur deux partant à la retraite » et réaliser un programme de « 5 milliards d’euros d’économie en deux ans ».

Un programme d’autant plus nécessaire que la France a subi une récession encore plus sévère que prévu l’an dernier (- 2,5 %) et que la reprise s’annonce plus molle, avec une croissance freinée par une consommation des ménages au point mort et des investissements qui continuent de reculer.

Le produit intérieur brut (PIB) de la France n’a progressé que de 0,1 % au premier trimestre 2010, selon une première estimation publiée hier par l’Insee. Pour cette année, le gouvernement mise officiellement sur une croissance de 1,4 %, une prévision en ligne avec celles du Fonds monétaire international (1,5 %) et de la Commission européenne (1,3 %).

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