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Dunkerque

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L’eau : un besoin, un droit, un combat

Publié le 8 juin 2015

L’eau n’est pas une marchandise. C’est un besoin, un droit qui justifient de la retirer des griffes des prédateurs financiers. C’est en partant de cette affirmation que les communistes Dunkerquois ont lancé le débat et l’action pour un retour en régie publique, à l’occasion de la fin du contrat (Octobre 2017) Le contrat pour la distribution de l’eau, liant la Communauté Urbaine de Dunkerque à la Lyonnaise des Eaux. Ils ont tenu récemment une conférence de presse pour expliquer leur démarche.


L’EAU : UN BESOIN, UN DROIT, UN COMBAT

L’eau est reconnue comme un droit de l’homme avec le statut de bien commun par L’UNESCO.

Pour les communistes l’eau ne peut et ne doit pas être considérée comme une marchandise. Or, la France fait figure d’exception dans le monde, par la place qu’occupe le secteur industriel privé. Le marché de l’eau est pour l’essentiel détenu par trois grands groupes : Suez-Lyonnaise des eaux ; Véolia-Générale des eaux et la SAUR. Environ 71 % des usagers sont concernés par une délégation de service public ( DSP ) confiée à l’une de ces multinationales.

Sur Dunkerque cette DSP est confiée à GDF-Suez devenue ENGIE depuis peu. Ce mastodonte est le 4ém groupe mondial du secteur énergie ( hors pétrole ), classement 2014. Et depuis 2010 c’est la plus grande société de services au public au monde en terme de chiffre d’affaires et premier producteur indépendant d’énergie au monde depuis son rapprochement avec l’électricien Britannique International-Power.

La fin du contrat avec la Lyonnaise arrive à échéance le 31 octobre 2017.

Les communistes souhaitent donc ouvrir le débat avec la population, les salariés concernés de ce secteur, sur la nécessité de soustraire des griffes du marché ce bien commun essentiel à la vie.

Le capital n’a que faire de la réponse aux besoins des gens pour vivre. Pour s’en convaincre, il suffit de lire les travaux de la sociologue Monique Pinçon-Charlot (ancienne directrice de recherche au CNRS) qui a publié en 2013 « la violence des riches » chronique d’une immense casse sociale. Elle s’est intéressée au plus riches parmi les riches et notamment ceux du CAC 40 où on trouve GDF-Suez. Seules 445 personnes font partie des conseils d’administration des entreprises du CAC 40. Et 98 d’entre elles détiennent au total 43 % des droits de vote. C’est donc une poignée d’individus qui décide de tout et surtout des rémunérations des PDG et des actionnaires qu’il faut gaver de plus en plus.

Pour extirper notre bien commun de ces prédateurs il faut reprendre sa gestion au plan local et elle doit être rendue publique et citoyenne. D’où la nécessité de faire participer la population et les salariés.

Mais un autre aspect doit être abordé, c’est celui des inégalités de tous ordres qu’il faut résorber et repenser le système global de financement de l’eau et de l’assainissement. Ces inégalités remettent en cause l’ accès à des droits fondamentaux comme l’eau. Notamment pour les petits revenus pour qui le seuil de 3 % des budgets des ménages, préconisé à l’échelle internationale par l’OCDE, est largement dépassé pour de nombreuses familles.

L’enjeu d’autres modalités de financement devient une question sociale, économique, écologique, et politique à laquelle les usagers méritent aussi d’être associés pour mieux articuler normes environnementales et normes sociales. Ce débat doit être posé sur la table, à défaut de quoi ce sont les usagers qui resteront otages des enjeux futurs de l’eau et de l’assainissement et verront inexorablement leur facture s’envoler. Nous pensons qu’un service public national décentralisé de l’eau et de l’assainissement peut être cet outil de péréquation, d’affirmation et de concrétisation d’un droit à l’eau et à l’assainissement pour tous et d’un système de financement plus équitable.

1ère rencontre publique : Mercredi 24 Juin, 18h30, au contemporain, 3 rue de la Porte d’Eau à Dunkerque.

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