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TAXER LES RICHES AVEC LE REVENU MAXIMUM ET LE SALAIRE MAXIMUM

Publié le 29 janvier 2012

L’idée de la taxation des riches progresse. Elle est la clef de la solution de ce qu’il est convenu d’appeler la crise de la dette publique. Elle est au cœur des propositions que le Front de Gauche défend pour le partage des richesses. Avec notamment le salaire maximum et le revenu maximum.

Des inégalités indécentes et néfastes. Les patrons du CAC 40 gagnent en moyenne 300 fois le revenu médian des Français.

Un patron du CAC 40 gagne ainsi en un jour ce qu’un smicard gagne en un an. Les 500 plus gros actionnaires français détiennent 15 % du PIB contre 6 % il y a 10 ans.

Aujourd’hui les 10 % les plus riches accumulent 25 % des revenus du pays (et ont capté 33 % des hausses de revenus de 2004 à 2007), quand les 10 % les moins riches n’en accumulent que 3,5 %.

Depuis 1998, les 0,01% les plus riches (soit 6 000 personnes) ont vu leurs revenus augmenter de 51 %. Pour les 90% les moins riches (soit 23 millions de salariés), leurs revenus n’ont progressé que de 3,1 %.

Voici ici résumé quelques exemples de salaires indécents :

Carlos Goshn, Renault/Nissan : 770 ans de SMIC (6 000 emplois supprimés)

Chris Viehbacher, Sanofi-Aventis : 590 ans de SMIC (3 000 emplois supprimés)

Christophe de Margerie, Total : 375 ans de SMIC

Gérard Mestrallet, GDF/Suez : 280 ans de SMIC

Henri de Castries, AXA : 265 ans de SMIC

Lakshi Mittal, Arcelor : 216 ans de SMIC

Baudoin Prot, BNP : 200 ans de SMIC

Didier Lombard, France Télécom : 140 ans de SMIC

Le Front de Gauche propose un salaire maximum dans les entreprises qui ne dépasserait pas de 20 fois le salaire le plus bas.

Ce plafonnement permettrait de contraindre les patrons à augmenter les plus bas salaires avant de s’augmenter : cela permettrait d’enclencher un cercle vertueux en faveur de l’augmentation prioritaire des bas salaires.

Le Front de Gauche propose également la taxation à 100 % des revenus (tous revenus confondus) au-delà de 20 fois le revenu médian.

Qui serait concerné par la taxation à 100 % ?

Ceux qui gagnent plus de 360 000 euros annuels, c’est à dire plus de 30 000 euros mensuels, soit 15 000 ultra-riches.

Une mesure qui rendrait l’impôt sur le revenu plus progressif :

  • Création de 9 nouvelles tranches progressives du taux supérieur actuel de 40 % jusqu’à 100 % : soit un impôt à 14 tranches comme en 1981.
  • 5 % des contribuables les plus riches seraient concernés par cette augmentation progressive des tranches. Les contribuables concernés par ces nouvelles tranches gagnent plus de 70 000 euros de revenus annuels, soit 6 000 euros mensuels.

Et cela ne pénaliserait pas l’économie :

  • le revenu moyen des 3 millions de chefs d’entreprise du pays est de 40 000 euros annuels, soit nettement moins que les 70 000 euros à partir desquels la taxation serait relevée.
  • le revenu moyen des patrons d’entreprises entre 50 et 100 salariés est de 110 000 euros annuels, donc nettement en dessous du plafond de 360 000 euros proposé pour la taxation à 100 %.

Le revenu maximum ne pénaliserait donc nullement l’économie productive mais frapperait l’accumulation spéculative des rentiers qui se concentre dans les secteurs de la finance, de la communication et du show-business qui vampirisent toute l’économie.

Aujourd’hui, c’est possible et il existe des précédents :

- de 2002 à aujourd’hui, le taux supérieur de l’impôt sur le revenu est rapidement passé de 52 % à 40 %.

  • jusqu’en 1986, le taux supérieur était à 65 % (avec 14 tranches contre 5 aujourd’hui) et il dépassait même les 90 % sous la IIIème République.
  • aux USA Roosevelt avait porté le taux supérieur à 91 % et il est resté à 70 % jusqu’en 1980.
  • un revenu maximum a été instauré dès la révolution française dans le décret du 4 août 1789 qui, en abolissant les privilèges, plafonnait à 3 000 livres annuelles les revenus tirés de rentes.

L’idée de la taxation des riches progresse. Elle est la clef de la solution de ce qu’il est convenu d’appeler la crise de la dette publique. Elle est au cœur des propositions que le Front de Gauche défend pour le partage des richesses. Avec notamment le salaire maximum et le revenu maximum.

Des inégalités indécentes et néfastes. Les patrons du CAC 40 gagnent en moyenne 300 fois le revenu médian des Français.

Un patron du CAC 40 gagne ainsi en un jour ce qu’un smicard gagne en un an. Les 500 plus gros actionnaires français détiennent 15 % du PIB contre 6 % il y a 10 ans.

Aujourd’hui les 10 % les plus riches accumulent 25 % des revenus du pays (et ont capté 33 % des hausses de revenus de 2004 à 2007), quand les 10 % les moins riches n’en accumulent que 3,5 %.

Depuis 1998, les 0,01% les plus riches (soit 6 000 personnes) ont vu leurs revenus augmenter de 51 %. Pour les 90% les moins riches (soit 23 millions de salariés), leurs revenus n’ont progressé que de 3,1 %.

Voici ici résumé quelques exemples de salaires indécents :

Carlos Goshn, Renault/Nissan : 770 ans de SMIC (6 000 emplois supprimés)

Chris Viehbacher, Sanofi-Aventis : 590 ans de SMIC (3 000 emplois supprimés)

Christophe de Margerie, Total : 375 ans de SMIC

Gérard Mestrallet, GDF/Suez : 280 ans de SMIC

Henri de Castries, AXA : 265 ans de SMIC

Lakshi Mittal, Arcelor : 216 ans de SMIC

Baudoin Prot, BNP : 200 ans de SMIC

Didier Lombard, France Télécom : 140 ans de SMIC

Le Front de Gauche propose un salaire maximum dans les entreprises qui ne dépasserait pas de 20 fois le salaire le plus bas.

Ce plafonnement permettrait de contraindre les patrons à augmenter les plus bas salaires avant de s’augmenter : cela permettrait d’enclencher un cercle vertueux en faveur de l’augmentation prioritaire des bas salaires.

Le Front de Gauche propose également la taxation à 100 % des revenus (tous revenus confondus) au-delà de 20 fois le revenu médian.

Qui serait concerné par la taxation à 100 % ?

Ceux qui gagnent plus de 360 000 euros annuels, c’est à dire plus de 30 000 euros mensuels, soit 15 000 ultra-riches.

Une mesure qui rendrait l’impôt sur le revenu plus progressif :

  • Création de 9 nouvelles tranches progressives du taux supérieur actuel de 40 % jusqu’à 100 % : soit un impôt à 14 tranches comme en 1981.
  • 5 % des contribuables les plus riches seraient concernés par cette augmentation progressive des tranches. Les contribuables concernés par ces nouvelles tranches gagnent plus de 70 000 euros de revenus annuels, soit 6 000 euros mensuels.

Et cela ne pénaliserait pas l’économie :

  • le revenu moyen des 3 millions de chefs d’entreprise du pays est de 40 000 euros annuels, soit nettement moins que les 70 000 euros à partir desquels la taxation serait relevée.
  • le revenu moyen des patrons d’entreprises entre 50 et 100 salariés est de 110 000 euros annuels, donc nettement en dessous du plafond de 360 000 euros proposé pour la taxation à 100 %.

Le revenu maximum ne pénaliserait donc nullement l’économie productive mais frapperait l’accumulation spéculative des rentiers qui se concentre dans les secteurs de la finance, de la communication et du show-business qui vampirisent toute l’économie.

Aujourd’hui, c’est possible et il existe des précédents :

- de 2002 à aujourd’hui, le taux supérieur de l’impôt sur le revenu est rapidement passé de 52 % à 40 %.

  • jusqu’en 1986, le taux supérieur était à 65 % (avec 14 tranches contre 5 aujourd’hui) et il dépassait même les 90 % sous la IIIème République.
  • aux USA Roosevelt avait porté le taux supérieur à 91 % et il est resté à 70 % jusqu’en 1980.
  • un revenu maximum a été instauré dès la révolution française dans le décret du 4 août 1789 qui, en abolissant les privilèges, plafonnait à 3 000 livres annuelles les revenus tirés de rentes.

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