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Non à l’Austérité

Publié le 6 décembre 2012

POURQUOI NOUS REFUSONS L’AUSTERITE

Depuis plusieurs semaines, les sénatrices et sénateurs du groupe communiste républicain et citoyen ont travaillé sur des textes fondamentaux et structurants pour l’avenir de notre pays. Parmi ces textes, le Traité sur la stabilité, la coordination, et la gouvernance (TSCG), la règle d’or, le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) et le projet de loi de finances (PLF) pour 2013, sont sans doute les plus emblématiques.

Les votes sur ces textes ne relèvent pas d’une posture circonstancielle. Ce sont des votes responsables qui prennent appui sur la volonté de changement qui s’est majoritairement exprimée dans notre pays en mai et juin derniers.

Ces votes portent les combats du Front de Gauche contre la droite et l’extrême droite, mais sont aussi exigeants pour que cette volonté de changement se concrétise par des décisions et des actes forts du gouvernement, attendus par le Français pour répondre à leurs besoins.

En n’approuvant pas ces textes, le groupe communiste a provoqué leur rejet par le Sénat.

Dès les premiers jours de la session extraordinaire de juillet, le groupe communiste qui souhaite la réussite de la gauche, c’est-à-dire du changement, a manifesté sa disponibilité pour travailler à la préparation de textes législatifs. Pour autant, les propositions du groupe n’ont été examinées, et encore moins prises en compte, ni en amont de la présentation des projets de loi, ni durant leur examen en commission, comme en séance publique.

Alors que le peuple a voté pour « un changement maintenant », ce sont les dogmes libéraux qui, au-delà de quelques mesures positives, perdurent. Ils ont pour nom : compétitivité, réduction des dépenses publiques et coût du travail. L’annonce du pacte de compétitivité, avec la hausse de la TVA, pourtant dénoncée hier, a confirmé et renforcé les craintes d’un refus d’affronter le monde de la finance.

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2013 n’a pas rompu avec la terrible logique de la maîtrise des dépenses de santé qui signifie toujours moins de soins pour une part croissante de la population et toujours plus d’inégalités face à la vieillesse.

C’est ainsi que les députés du groupe GDR à l’Assemblée nationale ont voté contre ce texte sans ambition. Les sénateurs du groupe CRC au Sénat ont maintenu ce vote quitte à provoquer le rejet par le Sénat. C’est une question de cohérence, c’est une question de respect.

Dernièrement, Pierre Laurent, Secrétaire National du PCF, André Chassaigne, président du groupe GDR à l’Assemblée nationale, Eliane Assassi, présidente du groupe CRC au Sénat, ont été reçus par le Premier Ministre.

Une liste d’amendements adoptés l’an dernier par la majorité de gauche au Sénat lui a été remise. Ces amendements ne relèvent pas de la surenchère. Ils marquent une inflexion significative vers plus de justice sociale et fiscale. Mais aujourd’hui, de toute évidence, le carcan européen, les premières conséquences du pacte budgétaire et de sa règle d’or se font sentir.

Les parlementaires du Front de Gauche ont toujours dit qu’ils voteraient les mesures qui vont dans le bon sens, comme par exemple le projet de loi relatif au logement, comme le collectif budgétaire qui marquait un infléchissement net par rapport à la politique de Sarkozy. Ils ont pleinement participé à la loi contre le harcèlement sexuel et l’ont bien entendu voté.

Par contre, ils ne votent et ne voteront pas pour ce qui paraît contraire aux engagements et aux chances de réussite de la gauche.

C’est ainsi qu’ils ont vivement rejeté un texte relatif à l’énergie qui engageait le démantèlement du service public, mettait en danger le principe d’égalité et aurait abouti à faire payer, à terme, plus cher l’énergie aux plus démunis. Alors il est dit : « attention ! Vous vous alliez avec la droite. C’est une alliance contre nature, vous trahissez la gauche ».

C’est oublier bien vite que tant sur la ratification du traité, la loi organique portant règle d’or, le texte relatif aux étrangers que sur la reconduction des mesures sarkozystes relatives au terrorisme, seuls les renforts des voix de l’UMP et de l’UDI, ont permis au gouvernement de faire adopte ces textes par le Sénat. Les parlementaires du Front de Gauche ne sont pas figés dans une attitude de refus systématique et stérile. Ils ont des propositions, en particulier pour la justice sociale, pour une lutte déterminée contre le chômage avec la mesure emblématique d’interdiction des licenciements boursiers, pour une nouvelle répartition des richesses dans notre pays.

Ils agissent avec détermination pour que ces propositions soient entendues et prises en compte, et surtout pour ne pas décevoir cruellement les aspirations populaires.

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