Européennes

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Trame de l’intervention au CN du 7 février 2009

Publié le 23 janvier 2009

Trame du rapport de Jean-Marc Coppola pour le Conseil national du 7 février 2009 à partir du CEN

Nous sommes confrontés à une situation totalement inédite particulièrement depuis l’expression plus forte de la crise en septembre, dont nul ne peut prévoir les incidences et les développements à venir.

Il est par exemple difficile de savoir quel sera le contexte politique au moment de l’élection, mais la crise et le social comme réponse, seront à n’en pas douter au cœur de l’enjeu, compte tenu de la progression importante annoncée du chômage et une nouvelle vague de précarité qui va toucher de manière brutale particulièrement les femmes et les jeunes.


Nous sommes confrontés à une politique de régression sociale et démocratique et de mépris du Président de la République et de son gouvernement, comme rarement notre peuple l’a connue au cours des dernières décennies. Cette politique contrairement aux annonces et autres effets de manches n’apportent non seulement aucune solution ni immédiate, ni durable mais enfonce toujours la France et notre peuple dans la paupérisation, l’insécurité de vie et la concurrence. Dans le même temps, un mouvement profond de notre société commence à manifester avec une détermination croissante son refus et cherche avec impatience une issue. Je ne vais pas énumérer ici les foyers de tensions, les luttes, les appels à la riposte pour ne pas faire les frais de la crise, il n’y a qu’à constater pour s’en rendre compte, les manifestations que suscite aujourd’hui chaque déplacement de Nicolas Sarkozy et l’exceptionnelle unité syndicale qui annonce une mobilisation le 29 janvier de forte tonalité. Dans ces circonstances nous avons des responsabilités cruciales à ce que ce mécontentement, que ne sous estiment pas la droite et le MEDEF, se traduisent politiquement dans un rapport de forces de résistance et de construction d’une alternative politique. Aujourd’hui notre objectif pour reprendre la résolution, est de « faire en sorte qu’une part significative de la vague de contestation de l’Europe actuelle, s’exprime à cette occasion et que le rassemblement se construise autour d’un réel projet de transformations profondes et de refondation de la construction européenne ». Rappelons le triptyque autour duquel nous voulons construire la campagne et déployer nos efforts militants : 1. Tout d’abord sur quel contenu nous voulons rassembler ? Nous devrons articuler critique de l’Europe actuelle et proposition d’une alternative structurée autour de 5 axes qui dessinent les contours d’une Europe utile à l’émancipation des peuples européens et utile à un monde de vivre ensemble : • Pour un nouveau modèle social européen dont la finalité vise à l’égalité, la promotion des capacités et des droits des hommes et des femmes ; • Pour une orientation de l’argent vers le financement de ces priorités, vers la création d’emplois et la production de richesses utiles à la société ; • Pour une Europe à l’initiative sur le plan écologique ; • Pour une promotion d’une vraie dynamique de démocratie participative et d’intervention citoyenne, sans oublier la démocratie économique ; • Pour une Europe qui use de son influence pour faire émerger des relations internationales plus justes, plus démocratiques, plus pacifiques. Il s’agit de grandes priorités qui donnent à voir l’originalité de la liste de rassemblement, qui parlent aux gens, qui partent des problèmes qu’ils vivent. Des propositions qui répondent clairement au besoin de changement, A partir de ces axes, il nous faut gérer la campagne en lien avec l’actualité pour montrer très concrètement à quoi peut être utile cette élection. Gérer en permanence, c’est faire le lien entre l’enjeu européen et le vécu quotidien des gens, des travailleurs, pour ne pas faire de l’Europe un sujet de plus à traiter, mais un moyen de régler les problèmes. Exemple d’actualité avec le Proche Orient, l’exigence de paix durable et rôle de l’Europe. Il nous faut prendre la crise dans toutes ses dimensions et ses effets. La vague eurosceptique grandit, mais sur quel bilan, sur quelle base ?

De ce point de vue, pour affiner notre positionnement, notre argumentation et être à la hauteur de la bataille idéologique, nous avons décidé de travailler le bilan de l’Europe, de l’Euro, nous devons connaître et analyser le discours des autres forces politiques qui utilisent parfois les mêmes termes que nous, sans remettre en cause les politiques libérales et ses fondamentaux : les Traités, la BCE. D’ailleurs un atout pour nous, c’est le Traité de Lisbonne qui est la patate chaude dans les mains des libéraux de droite comme de gauche. 2. 2ème élément du triptyque : qui voulons-nous rassembler ? La réponse est contenue dans notre appel dans la résolution : aux forces politiques et sociales, aux femmes et aux hommes représentatifs des courants politiques progressistes, comme du mouvement syndical, social et associatif, dans toute leur diversité, qui partagent de tels objectifs et se reconnaissent dans cette démarche. 3. Enfin, comment ancrer de façon visible la dimension européenne de notre combat ? L’idée est d’associer à la campagne des femmes et des hommes d’autres pays européens - connus pour leur engagement politique, syndical ou associatif - qui se trouvent en convergence avec nos idées et notre démarche sur les listes ce sera compliqué, mais dans le comité de soutien et dans les initiatives publiques, ces pistes commencent à être travaillées. D’ailleurs mesurons combien les luttes ont un retentissement européen, comment le mouvement social en Grèce a dynamisé celui qui se cherche en France, comment les jeunes grecs eux-mêmes sur le recul de Sarkozy sur l’école pour poursuivre leurs actions. 1) Tout d’abord notre AMBITION Faisons largement partager l’idée que nous pouvons avec ces élections, marquer des points dans l’intérêt de notre peuple. Nous visons à battre la droite et à être devant les autres listes de gauche pour élire le plus de députés possibles.

2) Le deuxième point abordé a été la gestion du rapport entre la construction politique du rassemblement pour ces élections et le renforcement de notre influence.

Nous devons prendre nos propres initiatives qui permettront dans un 1er temps la mise en mouvement des communistes, en organisant des rencontres à l’initiative des FD, des sections où l’on inviterait les autres forces politiques, la population pour faire connaître notre démarche, nos propositions. Dans cet objectif nous aurons dans les tout prochains jours un tract du Parti.

Ce tract reprendra nos 5 axes de propositions, dénoncer les méfaits de l’Europe actuelle et inviter les citoyens, les organisations à construire ensemble un Front européen de gauche. Nous élaborerons également un mode d’emploi pour la campagne. Chaque semaine nous ferons un point sur les initiatives significatives dans les circonscriptions. D’ores et déjà 3 meetings importants sont en préparation dans des départements : ¬ Le 5 février à Montpellier ¬ Le 10 février à Marseille ¬ Le 21 février dans le Nord Ouest Ces meetings préfigurent la nature de la campagne que nous voulons construire en terme d’ambition, de rassemblement et de contenu, avant un grand meeting de lancement de campagne que nous pourrions tenir à Paris mi-mars.

Mais nous devons également préparer pour la réussir, la manifestation à l’occasion de l’anniversaire de l’OTAN le 4 avril à Strasbourg (où l’objectif est une participation forte du PCF), quelles conditions créer ? Il y a aussi le G 20 qui se réunit à Londres le 1er avril autour duquel une mobilisation est envisagée.

3) La construction du rassemblement avec nos partenaires.

Notre appel lors du CN du 24 octobre pour construire un Front progressiste européen nous amène à rencontrer toutes les organisations politiques de gauche, Parti de gauche, MRC, Alternatifs, LCR-NPA, PS, Verts Nous sommes en train d’élaborer la trame d’un texte qui énonce l’ambition, un contenu, des principes et une méthode de travail

4) En partant de notre ambition, il faut s’entendre sur des critères pour réfléchir et aider à réfléchir aux candidatures

Le Traité de Lisbonne n’ayant pas été ratifié, nous sommes sous le régime du Traité de Nice et qu’en matière d’élections européennes le nombre de sièges en France passe donc de 78 à 72, avec la répartition suivante : -2 en Nord Ouest, - 1 le Centre, l’Ouest, l’Est, et Ile de France et inchangé pour les autres circonscriptions.

Les listes doivent prévoir autant de suppléants que de titulaires. Elles doivent être à parité Hommes, Femmes. La répartition des sièges se fait à partir de 5% Nous veillerons aussi à faire apparaître la parité dans les têtes de liste. Concernant les candidatures, nous sommes au plan national comme dans les circonscriptions, en phase exploratoire. Nous devons fixer le profil des têtes de liste dans les 8 circonscriptions, et définir les critères qui aideront à la désignation des candidatures : ¬ crédibilité des candidatures. Crédibilité non pas en soi mais pour un mandat, pour jouer aussi un rôle au groupe GUE au Parlement européen, ¬ diversité de candidatures dans les listes, ¬ cohérence nationale et solidarité entre les listes. Bien entendu les candidatures qui donneront le plus la lisibilité de notre démarche et de notre ambition sont les têtes de listes, mais je vous propose que l’on réfléchisse un affichage sur les 3 premières candidatures, par circonscription. Des candidatures H et F qui partagent notre ambition et qui représentent la diversité du rassemblement que nous voulons construire. Nous suggérons que les circonscriptions réfléchissent à des propositions de candidates et de candidats, à parité H / F, à parité communistes et autres forces politiques, syndicales et associatives, sans déterminer leur rang et mises à disposition au plan national pour que nous gérions la cohérence à ce niveau là.

5) Réfléchir à l’intitulé de la liste, qui dise ce que l’on est, ce que l’on propose, ce que l’on vise

6) Nous devons travailler au Comité de soutien qui pour l’instant est embryonnaire.

7) Il nous faut désigner les mandataires financiers (pour cela il faut désigner au moins un candidat/ liste) Le seuil de remboursement des frais de campagne est fixé à 3%.

8) Nous aurons ensuite à organiser la consultation des communistes quand les listes seront complètes, à une date à prévoir, nous y reviendrons pour les modalités, car si les communistes ont validé lors de notre Congrès la démarche et la stratégie, ils devront donner leur avis sur les candidatures présentées par le Parti et sur la traduction du rassemblement sur les listes.

9) Commencer à travailler aux collectifs de campagne dans les circonscriptions, en pensant aux partenaires.

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