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Pour F. Hollande, en France il n’y a plus de Communistes !

Publié le 15 février 2012

Hollande veut rassurer la City, mais agace Mélenchon et ses amis

Par LEXPRESS.fr | L’Express.fr

Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche à l’Elysée, a dénoncé mardi une "attitude hautaine insupportable" chez François Hollande envers la gauche radicale, après des propos du candidat PS relatés lundi dans The Guardian ("il n’y a pas de communistes en France").

Selon le journal britannique, M. Hollande, revenant sur l’arrivée au pouvoir de François Mitterrand, a notamment déclaré : "Les années 80 étaient une époque différente. Les gens disaient qu’il y aurait des chars soviétiques sur la place de la Concorde. Cette époque est révolue, c’est de l’Histoire".

"C’était la guerre froide et Mitterrand a nommé des communistes au gouvernement. Aujourd’hui il n’y a pas de communistes en France... La gauche a gouverné pendant 15 ans, pendant lesquels elle a libéralisé l’économie et ouvert les marchés à la finance et à la privatisation. Il n’y a pas de crainte à avoir", dit-il encore.

M. Hollande "est mal informé, ça lui promet quelques déboires", a réagi M. Mélenchon à l’issue d’une conférence de presse devant la presse étrangère. "Je suis le candidat des communistes", et "il est mauvais observateur", a-t-il ajouté, y voyant "une parole qui ne lui portera pas chance".

Pour l’ex-sénateur PS, cette "attitude hautaine" vis-à-vis de la gauche radicale est "insupportable".

Pour Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, "les génuflexions de François Hollande devant la City font du mal à la gauche" et "les 132.000 adhérents du PCF et ses 10.000 élus seront contents" d’apprendre qu’il n’y a "plus de communistes en France", a-t-il déploré dans un communiqué.

Pour Roland Muzeau (PCF), chef de file des députés du Front de gauche, M. Hollande "méprise ainsi, peut-être par maladresse, des millions de gens qui aujourd’hui sont en train de se réunir autour du programme du Front de gauche et d’une vraie volonté de changer la donne en France".

Marie-George Buffet est elle aussi montée au créneau, estimant que "ce n’est pas parce que Meryl Streep redore la beauté de Margaret Thatcher qu’il faut se laisser séduire par les sirènes du libéralisme. La gauche, ce n’est pas ça !"

Dans un autre communiqué, Eric Coquerel, conseiller de M. Mélenchon, s’est demandé "s’il y a bien encore un candidat socialiste dans cette campagne", ajoutant qu’"il n’est qu’une assurance pour une politique de gauche : le bulletin de vote Jean-Luc Mélenchon".

Interrogé en marge d’un déplacement à Saint-Etienne par des journalistes, M. Hollande a précisé : "oui il y a un Parti communiste, il y a des communistes bien sûr, mais enfin, il ne sont plus ce qu’ils étaient en 1981". Avant, ils représentaient "20-22%, aujourd’hui il y en a 10%, ça a changé sensiblement", a ajouté le candidat PS.

Présidentielle : Le Front de gauche outré par une interview de François Hollande au « Guardian »

A cause des déclarations du candidat PS sur l’état du communisme en France...

Quel est l’actuel poids des communistes en France ? Le sujet est politiquement sensible à gauche. Mardi, François Hollande est au coeur d’un article du quotidien anglais The Guardian où il aborde les années 80 et évoque la disparition des communistes. « C’était la guerre froide et Mitterrand a nommé des communistes au gouvernement. Aujourd’hui il n’y a pas de communistes en France... La gauche a gouverné pendant quinze ans pendant lesquels elle a libéralisé l’économie et ouvert les marchés à la finance et à la privatisation. Il n’y a pas de crainte à avoir », déclare-t-il.

Hollande s’explique dans le train

Candidat du Front de gauche, alliance entre le PC et le parti de gauche, Jean-Luc Mélénchon n’a pas du tout apprécié ses propos. « Je suis le candidat des communistes, il est mauvais observateur », a-t-il ajouté, affirmant que c’est « une parole qui ne lui portera pas chance ». « Les 132 000 adhérents du PCF et ses 10 000 élus seront contents de l’apprendre. Ses propos sur les marchés financiers méritent aussi le détour . Cela a le mérite d’être clair, les électeurs de gauche apprécieront », a expliqué dans un communiqué Olivier Dartigolles, co-directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon. Le candidat du Front de gauche aurait évoqué une « attitude hautaine » et « insupportable ». Dans le train qui l’emmenait à Saint-Etienne, François Hollande, décrit dans l’interview comme un homme politique de « centre-gauche, social démocrate modéré », s’est expliqué sur cette phrase : « Oui il y a un Parti communiste en France, oui il y a des communistes, mais ils ne sont plus ce qu’ils étaient en 81. Ils étaient à 20-22%, et ils ne sont plus qu’à 10%, ça a changé sensiblement », a précisé le candidat socialiste. Le journaliste anglais explique également que Hollande n’a pas fait de promesses traditionnelles de la gauche comme l’augmentation des bas salaires mais prône une réduction des déficits. M. Go. avec Maud Pierron

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