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Fiche 13 : éducation

Publié le 31 janvier 2010
PDF - 69.3 ko

La réforme des lycées, la refonte générale des filières (et du bac), des diplômes
et de la carte des formations, traduisent la volonté de soumettre
le système éducatif aux exigences du patronat. Avec ces réformes le gouvernement
et le patronat veulent faire payer au public et aux parents la
formation, tout en mettant le choix des contenus de plus en plus sous la
coupe des patrons locaux, et ce, par le biais de la dénationalisation des
contenus.

Les Régions, nos élus, ont oeuvré pour bâtir de nombreux lycées et offrir
de bonnes conditions d’études aux élèves.

Mais dans une période cruciale pour le devenir du service public de l’éducation
nationale, alors même que les Régions sont de plus en plus sollicitées
pour financer des structures privées, nous voulons engager les
Régions dans une une riposte sans précédent pour :

Refuser les réformes en cours et le désengagement de l’Etat
en ce qui concerne la dépense pour la formation. Cela implique le refus
de toute nouvelle décentralisation que l’on peut craindre avec la réforme
simultanée des collectivités et du lycée : non àla concentration future des
filières entre établissements (davantage de trajets et d’élèves par classe,
suppressions d’options, moindre mixité sociale), àla décentralisation
d’une partie des personnels (dans l’esprit « si vous voulez des options
rares, vos élus n’ont qu’àpayer  ») induisant les inégalités d’accès aux formations
et de conditions d’études selon les territoires si les enseignants
ne sont plus fonctionnaires d’État.

Défendre au coeur des institutions et collectivités la logique
de service public et porter les exigences d’une réforme alternative
de l’enseignement secondaire (nouveaux programmes
pour un bac conservant son caractère national donc sa reconnaissance
égale entre les territoires et devant tous les employeurs, démocratisation,
recréation et relance de la formation des enseignants, devenir des
lycées pro et de la formation continue...). Cette réforme est du ressort de
l’État, qu’il faut porter dans une perspective d’ensemble de « Nouveau
Plan Langevin-Wallon du XXIe siècle  », pour articuler la réforme progressiste
du lycée avec celle de la maternelle jusqu’àla formation professionnelle
et àl’université.

Concentrer les moyens sur le service public et laïque.

S’engager pour le maintien et l’amélioration de constructions de
qualité pour les lycées sous la responsabilité des régions, et en opposition
aux PPP (partenariats publics privés).

Une carte des formations concertée pour mieux articuler réalités locales
(densité de la population, etc.) et exigences d’égalité sur le territoire
national, pour former des citoyens et des travailleurs en leur permettant de
développer des capacités de réflexion grâce aux études, et non pas en les
soumettant aux exigences àcourt terme du patronat qui seront rapidement
dépassées.

Relancer la a logique de la carte scolaire dans une optique d’assurer
les meilleures conditions d’études dans chaque établissement avec des
filières suffisamment présentes pour éviter trop de trajets et pour permettre
donc un réel choix éclairé de chaque élève.

La formation initiale et continue des enseignants est une nécessité
pour améliorer l’école quand on doit enseigner les savoirs qui sont toujours
plus complexes et renouvelés dans notre société. Stop àson démantèlement,
l’État doit assumer ses responsabilités au lieu de créer la pénurie et le recrutement
des contractuels non formés àl’enseignement.

Des dispositifs d’aides (transports, restauration scolaires....) harmonisés
par le haut.

Opposition àla privatisation des services (garantir la qualité des emplois
des TOS tout en se battant pour leur reprise en charge par l’État)

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