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Gérard MIROUX

Publié le 18 novembre 2008

Gérard Miroux Contribution au congrès

Depuis plusieurs années nous disons que « nous sommes à un tournant de l’histoire de nos sociétés, de nos civilisations ». Tant il est vrai que nous assistons à une accélération sans précédent d’un certain nombre de paramètres :

- ceux sur les nouvelles technologies et notamment informationnelle. - ceux sur les modifications politiques comme en Amérique du sud ou dernièrement avec l’élection de Barak Obama.


Et dans le même temps :

- ceux sur l’écologie (réchauffement de la planète). - ceux sur l’économique avec le risque d’une récession majeure au niveau mondial. - ceux sur les nationalismes et extrémismes religieux imbriqués aux politiques. Dont je pense que l’on sous-estime l’impact sur des sociétés fragilisés. C’est ce type de paramètre qui, dans l’histoire, a déjà beaucoup servi les dominants de ce monde pour maintenir leur domination. Nous sommes donc dans une situation qui peut nourrir autant d’espoir que de désespoir.

Il est clair que, dans ces conditions, les communistes ont un rôle à jouer pour, non pas nourrir le désespoir, ce qui serait une catastrophe, mais nourrir le débat sur une alternative mettant en avant l’humain et la réponse aux besoins pour vivre dignement dans les conditions d’aujourd’hui. La question qui nous est posée, c’est bien comment nourrir et construire avec les gens cette alternative d’une société humaine ?

Quelqu’un a dit : « le capitalisme survivra tant que nous accepterons de payer ».

N’est-ce pas bien dit dans un moment de l’histoire qui s’accélère avec l’éclatement de la bulle financière mondiale, et où on demande aux peuples de régler l’addition sous toutes les formes possibles et imaginables ?

Le ressort idéologique du capitalisme se trouve bien là : faire accepter, au plus grand nombre et chaque jour, l’idée qu’il faut bien avoir des riches pour pouvoir investir. C’est le fameux « les profits d’aujourd’hui feront les emplois de demain ».

L’autre arme idéologique c’est la concurrence qui permettrait de « faire baisser les prix ». Tous les jours, ce venin là est distillé, y compris par les associations de défense du consommateur. Cela permet aussi de faire passer les privatisations pour supprimer les situations de monopole qui seraient « contraire à la loi du marché », à la « concurrence libre et non faussée ». Nous avons là un énorme travail idéologique à faire, en partant des réalités : qui a-t-il réellement derrière concurrence et baisse des prix ? La crise du système capitaliste peut nous aider à apporter un autre éclairage permettant de faire bouger des choses pour les luttes à mener et pour dépasser ce système.

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