Accueil   >   Sections   >   Tourcoing

Tourcoing

S’inscrire à l’infolettre :

Entretien avec Dominique Declercq

Publié le 7 novembre 2011

« La privatisation de services publics serait un motif de rupture »

• L’ENTRETIEN DU LUNDI DOMINIQUE DECLERCQ-DANEL

Suite de notre série consacrée aux forces politiques de la ville qui préparent les prochaines échéances électorales. Le parti communiste compte quatre élus, dont deux adjoints. Rencontre avec Dominique Declercq-Danel et Yves Foreaux.


La Voix du Nord

« La privatisation de services publics serait un motif de rupture »

D. Declecq-Danel, adjointe à l’emploi et Y. Foreaux, adjoint aux quartiers du secteur Nord.

• L’ENTRETIEN DU LUNDI DOMINIQUE DECLERCQ-DANEL

Suite de notre série consacrée aux forces politiques de la ville qui préparent les prochaines échéances électorales. Le parti communiste compte quatre élus, dont deux adjoints. Rencontre avec Dominique Declercq-Danel et Yves Foreaux.

Comment s’est passée votre intégration dans la liste des dernières élections municipales ?

« Il y a des communistes dans une liste commune depuis 1995. Avant nous avions fait une liste à part et nous avons toujours eu des élus depuis cette époque. Au départ, il s’agissait de construire une liste avec toutes les composantes de la gauche, le MoDem n’y était pas, ce qui nous aurait posé des problèmes. On a beaucoup travaillé, de nombreux soirs aussi sur le programme avec les socialistes et les Verts. On a fait une très belle campagne, tellement belle qu’on a gagné au premier tour ! »

Qu’est-ce qui aurait pu vous faire renoncer à un travail en commun ?

« La privatisation de services publics comme la restauration, les aides ménagères à domicile, etc. On ne peut pas rentrer dans un gouvernement qui privatise des services... Et puis les priorités comme l’éducation nous convenaient bien. (...) C’est lors de la première réunion des présidents de groupe que le maire nous a annoncé que le MoDem désirait faire partie de l’équipe municipale. Il nous a fallu un temps de réflexion et on a finalement renvoyé le maire sur sa décision. C’est son choix. Nos repères se limiteront au programme. »

Quel rapport de force ?

« On a quatre élus, c’est le rapport de force que la population nous a donné en fonction des scrutins précédents mais on n’est pas là pour courir après des places. D’ailleurs, on reverse nos émoluments au parti. Comme quoi quand on va voter, il ne faut pas se tromper de bulletin. »

Des tensions ? « On assume nos votes, tout se fait en amont du conseil, et si nous avons des points de divergence nous les mettons sur la place publique, mais de tension, non. On reste positif dans le travail qu’ont réussi à faire avancer. (...) On fait de la politique, on n’a pas beaucoup de relations personnelles. C’est une équipe de politiques qui travaillent avec des techniciens de la ville. Ce n’est pas un problème de personnes, on n’est pas là pour ça. » Avez-vous choisi vos délégations ? « C’est le maire qui propose. L’emploi et la démocratie active ça nous convenait. Nous avons deux adjoints et un conseiller communautaire mais on reste salariés avec un travail. »

Les prochaines municipales ?

« D’ici 2014, je ne tire pas les plans sur la comète. Avant il y aura la présidentielle, notre candidat c’est Jean-Luc Mélanchon. Il y faudra intégrer la composante Front de gauche et plus seulement PC. Nous aurons des candidats pour les législatives. En 2014, qui sera président, quelle sera la situation économique ? D’ici là, on va ouvrir des ateliers citoyen dans la ville. Dans nos porte à porte, on remarque que le Front de gauche est bien accueilli... Nos quatre axes principaux seront le changement de la Banque centrale européenne avec un rôle public face aux banques qui sont en train de "révolveriser" les états avec leurs crédits. La question de l’insécurité sociale avec les salaires, l’Europe à refonder et développer la question de la démocratie. »

Votre plus mauvais souvenir de conseil ?

« Certainement le jour où la question de la dénomination d’une rue Rosa-Luxembourg a été évoquée. La méchanceté de Christian Vanneste a été extrême. Je me souviens d’en avoir pleuré et on est sortis avec Claude Demoustier. » •

CHRISTIAN VINCENT

Partenaires

‹
›

Recevoir l'infolettre :

Parti Communiste Français
Fédération du Nord

18 rue Inkermann
BP 1233 59000 Lille
Tél : 03.20.63.08.08