Ivan Renar n’est plus. Adieu camarade…

C’est avec tristesse et émotion que nous avons appris hier le décès d’Ivan Renar à l’âge de 85 ans, après une vie d’engagement au service des autres et de l’émancipation humaine.

Responsable départemental de la fédération du Nord du Parti communiste Français, Secrétaire national de l’association des élus communistes et républicains, Sénateur du Nord jusqu’en 2011, Conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais jusqu’en 2004, dont il a été Vice-président à la Recherche et à la Culture, élu municipal à Villeneuve d’Ascq puis à Lille, Ivan Renar aura, pendant plusieurs décennies, marqué profondément la vie politique, culturelle et intellectuelle de notre région.

Adhérent très jeune au PCF en 1954, il a fait ses premières armes militantes au sein de la jeunesse communiste avant de se voir confier d’importantes responsabilités au sein de notre fédération, avec Gustave Ansart, Alain Bocquet, Albert De Bosschère.

Féru de musique, de peinture et d’art en général, Ivan Renar a très tôt placé le droit à la culture pour tous au cœur de son engagement politique. Dénonçant « les « experts » et comptables, supérieurs, arrogants et glacés, qui parlent du coût de la culture », il aimait à rappeler que « ce n’est pas la culture qui coûte cher, mais bien l’absence de culture, parce qu’elle est aussi indispensable à l’Homme que le travail, la nourriture, le logement, la santé. » Une conviction qu’il a mise en pratique en favorisant une véritable décentralisation culturelle qui a irrigué tout notre territoire, et par son implication et ses responsabilités au sein de l’Orchestre National de Lille, du Musée d’Art Moderne de Villeneuve d’Ascq, du Fresnoy, de Lille 3000 notamment.

Profondément attaché à sa région, il a également été une des chevilles ouvrières de la décentralisation et de la création des Régions. Il n’a eu de cesse, avec les Conseillers régionaux communistes, d’exiger de l’Etat des moyens inégalitaires afin que le Nord-Pas-de-Calais rattrape les retards importants en matière sociale, d’éducation, de santé, de culture, de transports.

Attaché à la presse écrite et au pluralisme, Ivan Renar a également été directeur politique du journal Liberté, alors quotidien, jusqu’en 1992.

Homme de conviction, homme d’engagement, Ivan Renar sera resté toute sa vie, au-delà des aléas et des déchirures de la vie politique, fidèle à ses idéaux de jeunesse et à ses valeurs humanistes.

Il manquera à tous ceux qui l’ont connu.

Nos pensées se tournent vers sa femme, ses enfants et son petit-fils. Nous, communistes du Nord, vous adressons nos plus sincères et respectueuses condoléances et vous assurons de tout notre soutien dans cette douloureuse épreuve.

La fédération du Nord du PCF

S'inscrire à la NewsLetter