Xavier Bertrand continue sa casse du service public et a fait voter hier contre l’avis des élu·e·s de gauche et une abstention coupable de l’extrême-droite la première étape du transfert à une gestion privée des technicentres dans les Hauts-de-France.

Ces transferts ne garantissent ni le maintien de l’emploi dans ces technicentres, ni sa qualité, ni son haut degré de sécurité, ni la formation : les cheminots sont détenteurs d’un savoir-faire qu’il faut préserver afin de garantir la sécurité des usagers. De fait, on va assister à une complexification du système ferroviaire et à une explosion des coûts avec la multiplication des acteurs.

Cela fait maintenant plus d’un an que Héloïse Dhalluin et les conseillers régionaux socialistes et communistes alertent sur cette transition qui n’a fait ses preuves nulle part. La concurrence est inadaptée au modèle ferroviaire. Désorganisation, envolée des prix, service au rabais, employés maltraités : d’autres pays européens, dont l’Angleterre, font le choix de la renationalisation de plusieurs lignes, montrant l’inefficacité de l’ouverture à la concurrence.

Ce que nous vivons comme une crise du ferroviaire pourrait devenir la règle.

La façon même dont la région HDF organise la libéralisation du rail est scandaleuse  ! Toutes les délibérations, tous les débats, tous les votes la concernant se font en commission permanente, non-publique, non-diffusée .

Le mardi 27 septembre, le Comité Social et Économique du TER HDF organisait un colloque en présence d’associations d’usagers, d’agents du rail et d’entreprises ferroviaires dont la SNCF. La région et son Vice-Président aux transports brillaient par leur absence, prétextant une réunion organisée par les “syndicats contre l’amélioration du service”. Une insulte pour tous les participants à ce colloque et en premier lieu aux agents présents, tous syndicats confondus, qui subissent sur le terrain et qui se battent pour apporter un service public de qualité aux usagers avec le peu de moyens dévolus pour le faire.

Les comités de lignes, suspendus par les mêmes élus régionaux, reviennent cette année comme comités de dessertes sous la pression des associations d’usagers et des élus du territoire. Néanmoins, les organisations syndicales n’y sont plus représentées officiellement, aucune publicité n’en a été faite. Pire : selon les premiers retours, toute parole contradictoire y est coupée et ridiculisée !

Tout est fait pour qu’une voix unique s’exprime, celle de la région, via son Vice-Président au transport, Monsieur Dhersin. Une parodie de dialogue et de concertation !

Nous, élus communistes et socialistes, demandons depuis plus d’un an, l’audition de la direction de la SNCF en séance plénière et l’ouverture enfin d’un véritable débat public sur l’ouverture à la concurrence.
Nous continuerons à nous battre auprès des usagers et des cheminots, que nous incitons largement à participer aux réunions de comités de desserte pour faire entendre qu’une autre voie est possible.

Le groupe GRE, les élus communistes et socialistes