Depuis plusieurs mois, les prix de l’essence à la pompe sont trop élevés pour la plupart des Français, et tout particulièrement pour ceux qui ne peuvent pas, aujourd’hui, se passer de leur voiture. Pour beaucoup de Français, l’utilisation des carburants est loin d’être un luxe dont ils pourraient se passer, mais une obligation au vu de l’insuffisance de transports en commun de toutes natures dont souffre notre pays.

Dans l’urgence le gouvernement a décidé une baisse provisoire à la pompe de 30 centimes. 

C’est un premier pas, mais cette réduction va se traduire par une forte perte de recettes fiscales. Total Energie ajoute une ristourne de 20 centimes, mais uniquement dans ses propres stations. A première vue cela ressemble à une bonne nouvelle, mais en y regardant de plus près, Total Energie s’achète une image à peu de frais : le groupe a fait un bénéfice extraordinaire au premier semestre 2022 (plus de 10 milliards d’euros, en forte hausse), et il ne reverse que quelques miettes. Et en plus, les automobilistes doivent subir de longues queues devant les stations-services « Total » pour bénéficier de cette « aumône », quand les stations ne sont pas à sec.

Cette mesure est provisoire, et va s’arrêter dès que les stocks actuels seront épuisés (ce qui ne saurait tarder).
Ce jour-là les clients vont devoir se retourner vers les groupes concurrents qui attendent leur heure !

Au PCF, nous demandons à ce que les grands ces groupes pétroliers qui font des bénéfices exceptionnels en spéculant sur la crise contribuent immédiatement sous la forme d’un taxe exceptionnelle, afin que l’opération soit neutre pour l’État.

Ce que nous voulons, c’est que le prix à la pompe baisse dans toutes les stations-services, les pétroliers doivent immédiatement répercuter sur les prix leurs bénéfices records qu’ils ont réalisés depuis le début de la crise. Les grands groupes pétroliers contrôlent l’ensemble de la chaine (du puits d’extraction à la station service) et sont les principaux (voire les seuls) bénéficiaires du système spéculatif qui s’est installé dès avant la guerre en Ukraine.

Nous soutenons les travailleurs des raffineries Total Energie en grève depuis plusieurs jours pour demander, à juste titre, des hausses de salaires. Pour eux aussi le coût de la vie augmente mais leur employeur préfère verser des milliards d’euros de dividendes à ses actionnaires !

Mais à chaque occasion, guerre, aléas climatiques, difficultés de production, il y a toujours des profiteurs pour tirer bénéfices de la situation sur le dos de leurs clients et en particulier des plus précaires. Pour en finir avec la spéculation sur le gaz, le pétrole ou l’électricité : créons un grand service public de l’énergie dont les principaux objectifs seraient de répondre aux besoins des populations et fournir aux usagers, particuliers et entreprises l’énergie la plus fiable, au prix le plus juste et bien entendu la plus bas carbone possible.