Le PCF se félicite du succès de la journée de mobilisation du 18 octobre. Plus de 150 manifestations se sont tenues à travers tout le pays, rassemblant 300 000 manifestant·es de très nombreux secteurs d’activité.

C’est une nouvelle étape importante de la mobilisation interprofessionnelle. Ces dernières semaines des grèves et diverses actions ont été organisées dans de très nombreuses entreprises dans tous les territoires. Cette mobilisation a d’ores et déjà permis à des salarié·es d’obtenir des augmentations de salaire. Ces premières victoires montrent que la lutte paie ! Alors restons mobilisé·es pour gagner.

Avec tous les salarié·es et les retraité·es mobilisé·es, nous disons avec force que l’augmentation des salaires et des pensions est une nécessité pour vivre dignement, à l’heure où l’inflation dépasse les 6 %. Nous soutenons également la jeunesse mobilisée contre la précarité et les bas salaires, la sélection à l’université qui la prive de la formation de son choix et une réforme de l’enseignement professionnel dictée par les seuls intérêts du patronat.

Dès aujourd’hui, il est possible et nécessaire d’indexer les salaires sur l’inflation. C’est le sens de la proposition de loi déposée par Fabien Roussel pour une échelle mobile des salaires. Au-delà, nous proposons une conférence sociale nationale pour une augmentation générale des salaires et des pensions et la construction d’une sécurité de l’emploi et de la formation permettant à chacune et chacun d’alterner tout au long de sa vie périodes d’emploi et de formation dans une sécurité de revenu et de droits. Et remettons à plat les 160 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises pour les conditionner à l’augmentation des salaires de 10%, à l’embauche-formation de salarié·es et au développement de productions écologiques.

De bons salaires, c’est aussi de bonnes retraites !

Et si une réforme des retraites est nécessaire, ce n’est pas celle que veut imposer Emmanuel Macron, mais celle qui assurera une bonne retraite à toutes et tous, à 60 ans à taux plein, avec une pension à 75 % du revenu net d’activité.

Face à ces revendications légitimes, le grand patronat et le pouvoir Macron choisissent la confrontation : la répression et les réquisitions pour les travailleuses et travailleurs mobilisé·es par la grève, le 49-3 pour museler les député·es qui agissent et portent des propositions pour faire entendre la voix des salarié·es et des familles populaires. C’est inacceptable !

Dans ce contexte, le PCF appelle l’ensemble de ses organisations, avec nos parlementaires et élus locaux à :

  • participer aux journées interprofessionnelles de grèves et de manifestations des 27 octobre et 10 novembre. Pour les communistes, le respect des organisations syndicales et de leur calendrier est un gage d’élargissement et de succès. Nous condamnons ainsi toutes les attaques à l’encontre des organisations syndicales et de leurs premiers responsables. Travaillons à l’unité du monde du travail et au développement du mouvement social actuel jusqu’à l’obtention d’importantes victoires.
  • organiser dans le plus grand nombre de villes et de villages de France des réunions publiques pour qu’un grand débat s’organise sur les salaires, l’emploi, la formation et les retraites, ouvertes à toutes les forces vives du pays, forces politiques de gauche et écologistes, syndicales et associatives.

En s’attaquant au coût du capital, nous pouvons travailler tous·tes, travailler moins et travailler mieux.

C’est le défi des Jours heureux qui nous anime. Relevons-le ensemble dans l’action.

Toutes et tous ensemble aux côtés des organisations syndicales les 27 octobre et 10 novembre !

Paris, le 24 octobre 2022
Parti communiste français.