SÉANCE DU 23 JANVIER 2023

QUESTION D’ACTUALITE :
REFORME DES RETRAITES : QUEL POSITIONNEMENT DE LA MAJORITE UPN ?

1981 la gauche arrive au pouvoir et le 25 mars 1982 la loi ramène l’âge de la retraite à 60 ans, au lieu de 65, pour 37 années et demi de cotisations. Et c’est toujours d’actualité pour nous.

Cette conquête sociale jamais, ni la droite, ni le grand patronat, ne l’ont acceptée.

Pas plus que les traités européens successifs.

A partir de 1993 la plupart des gouvernements n’ont cessé de la déconstruire avec comme argument massue ; « on vit plus longtemps il est normal de travailler plus longtemps » prétexte associé, hier comme aujourd’hui, au déficit des caisses de retraite.

Ce projet de recul de l’âge de la retraite, négocié avec les Républicains de Monsieur CIOTTI, rien ne le justifie sur plan économique sauf l’enfermement idéologique.

Le Président du Conseil d’Orientation des Retraites explique que le fond de réserves s’élève à 116 Milliards d’Euros auquel s’ajoutent d’autres fonds ce qui représente un excédent total de 158 Milliards d’Euros.
La retraite à 64 ans de Monsieur MACRON est sans doute le prélude, au retour, demain, à la retraite à 65 ans voire plus. L’Union Européenne a plus d’un projet antisocial en gestation.

Le projet du Président de la République auquel une immense majorité de Français est opposée aura permis de trouver l’unité syndicale. Le 19 janvier en fut une démonstration éclatante.

Ajoutons à cela la mise à mort définitive des régimes dits spéciaux. Qui ne sont en rien des privilèges mais des conquêtes sociales et surtout une vitrine sociale vers laquelle devrait tendre le régime général.

La retraite comme « une nouvelle étape de la vie » disait Ambroise CROIZAT le Ministre communiste, père de la Sécurité Sociale.

C’est de cette réflexion qu’il faut partir. S’inscrire dans une ambition de civilisation qui pose la retraite comme temps de vie libéré pour d’autres activités socialement utiles.

Mais l’argent ?

Si collectivement la société décide que l’âge de la retraite à 60 ans maximum est un enjeu de justice et de civilisation ; alors il faudra dégager de nouveaux moyens de financement pour des retraites décentes :

  • Revoir les taux des cotisations patronales en fonction de la taille de l’entreprise
  • En finir avec les délocalisations pour produire français
  • Augmenter les salaires pour augmenter la part cotisée
  • Faire contribuer les revenus financiers du capital.

Certes de telles mesures ne plairont ni aux actionnaires ni au grand patronat mais il faut choisir entre la protection du capital et la protection de notre peuple.

Choisir entre le passé et l’avenir.

Lutter contre la réforme des retraites d’Emmanuel MACRON c’est choisir l’avenir.

Pour nous, communistes, le choix est fait.
Et pour vous Monsieur le Président ?

Charles BEAUCHAMP
Président du Groupe Communiste et Républicain, Pour l’Humain d’Abord !
Conseiller Départemental Canton d’Aniche